Impôts : As-tu l’impression de te faire avoir? TROIS fois?

Je ne tutoie pas mes clients. Ce billet est une exception: je te (vous?) parle en amie.

Et ça fait bizarre. Je vouvoie tous mes clients, même les jeunes de 18 ans. Je me demande s’ils sont morts de rire en-dedans comme moi je l’étais les rares fois où quelqu’un m’a vouvoyée à cet âge-là… Mais c’est une habitude et une question de respect. Je respecte tous mes clients également, peu importe leur âge, leur revenu ou les situations qu’ils vivent—parce que quand on travaille sur les impôts de quelqu’un, on en sait beaucoup sur sa vie.

Mais revenons à mon sujet:

Jadis, j’haïssais les rapports d’impôts, comme tout le monde.
Impôts = incertitude et sentiments désagréables

Je me rappelle il y a plusieurs années, quand je n’aimais pas préparer mes impôts. Je l’ai toujours fait moi-même, sauf une année quand j’étais étudiante où je n’avais pas de revenu et ça ne me tentais pas de perdre 2h juste pour récolter mon crédit de TPS de 20$ à l’époque. (Ma mère me l’avait fait et je lui avais donné les 20$.)

Chaque année, c’était la même chose. Est-ce que j’ai bien compris? Pourquoi c’est pas pareil pour les deux gouvernements, ça me mêle encore plus!

Avec les logiciels: plus simple mais presque autant de doutes

Quand un collègue m’a proposé pour la première fois d’utiliser un logiciel (c’était en 2002, pour mes impôts 2001), j’ai hésité en me demandant si ça allait ajouter encore de la complexité et des trucs à apprendre. La réponse fut NON, mais j’avais souvent des doutes quand même: est-ce que j’ai oublié quelque chose? Est-ce que j’ai mal calculé un chiffre?

La « police de l’impôt » (genre)

Et puis une fois, le gouvernement m’a écrit pour me demander de fournir mon feuillet au sujet de mes études, sans quoi ils refuseraient mon crédit et je leur devrais de l’argent. Le ton de la lettre me faisait sentir comme une criminelle et me donnait juste envie de me cacher. Faxer un petit papier devenait une action super intimidante! Et les gouvernements qui sont encore forts sur les fax, cet outil des années 1990, ça ne nous aide pas à nous sentir en confiance…

Le soutien téléphonique des impôts (ou son absence!)

Si, en plus, vous avez déjà essayé de téléphoner pour éclaircir une directive pas claire, oh boy. (Bon, le « vous » m’est revenu! Chassez le naturel…)

(Avertissement de passage technique, sautez ce paragraphe si vous voulez!) Avant de suivre ma formation en impôts, je rushais chaque année avec les cotisations professionnelles. Ce sont les montants que les infirmières, les ingénieurs et tous les professionnels qui ont un ordre doivent payer pour avoir le droit de pratiquer et/ou d’avoir le titre de leur profession (exemple : on ne peut pas se prétendre architecte ou psychologue sans être membre des ordres en question) et ces montants sont déductibles d’impôt, mais chaque gouvernement a ses propres directives : inclure les taxes dans le montant à déduire ou non? Où va l’assurance responsabilité là-dedans? (Fin du passage technique.)

J’ai appelé plusieurs fois aux gouvernements pour avoir des informations. Chaque fois, je donnais les chiffres figurant sur les reçus et je posais une question précise.  Par exemple: « Quel montant dois-je écrire à la ligne 212? » Hé bien, j’obtenais un montant différent chaque fois que je parlais à une personne différente! D’ailleurs, en 2017, la vérificatrice générale du Canada a confirmé que le service à la clientèle à Revenu Canada laissait à désirer. Tout pour miner notre confiance déjà faible…

Bref, j’avais l’impression de me faire avoir par le langage compliqué et intimidant de tout ce qui touche aux impôts. Une fois au fédéral. Une autre fois au provincial.
Je ne voulais pas me faire avoir une troisième fois!

Je me suis parfois demandé si j’allais faire préparer mes impôts par quelqu’un d’autre, surtout quand ma situation a évolué en devenant un couple, puis avec les enfants et les frais de garde… Je n’ai jamais osé. J’avais trop peur de me faire avoir une troisième fois. On connaît tous quelqu’un qui a fait préparer ses impôts et qui a ensuite eu des problèmes avec les gouvernements parce que des erreurs avaient été faites. Il y a des préparateurs qui manquent de formation et il y en a d’autres qui, malgré leur formation imposante, ne posent pas assez de questions à leurs clients pour produire une déclaration fidèle à leur situation…

Donc, j’avais peur de me faire avoir aussi si je faisais préparer mes déclarations par quelqu’un d’autre (sauf ma mère). Et de me faire avoir par leur tarif!

Les grosses entreprises demandent facilement 85-100$, ou encore plus, et taxes en sus, pour des déclarations de base. C’est beaucoup!*  À l’opposé, les tarifs ridiculement bas ne m’inspiraient pas plus confiance. Quand je parlais ci-dessus de préparateurs qui manquent de formation… Ou qui travaillent au noir, peut-être?

Ce que j’en retire: mon approche client!

Donc, j’ai longtemps vécu ce sentiment d’insécurité quand venait le temps des impôts.  Je vous comprends.  Et c’est d’autant plus important pour moi de tisser un lien de confiance avec chaque client.  Je suis là pour vous!  Je réponds à vos questions.  Je m’assure que tout est clair.  Pas de doutes.  Pas de stress d’en avoir manqué un bout…

Quels sentiments vivez-vous quand vient le temps des impôts? Avez-vous déjà eu l’impression de vous faire avoir en série avec vos impôts? Quelle a été votre pire expérience?

Voulez-vous qu’enfin, ça se passe bien cette année?
Je prends encore des nouveaux clients, contactez-moi!
Je vous reviens dans un prochain billet avec mes conseils pour ne PAS vous faire avoir!

*  Le prix: c’est une des raisons pour lesquelles j’ai voulu me lancer à mon compte. Offrir la même qualité de service que quand je travaillais dans la grosse boîte, mais à bien meilleur prix pour le client. En 2019, je demande 65$ pour des déclarations de base (pas de travail autonome), sans taxe** : vous n’avez pas à payer pour des annonces à la télévision ou pour un loyer commercial à l’année longue…

**Sans taxe et en toute légalité (pas au noir!), car je suis ce que les gouvernements appellent un « petit fournisseur ».